• Pigeon Voyageur

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    Pigeon voyageur

     

    Sa place n’est pas vraiment par les migrateurs puisqu’il n’est pas sauvage, est élevé et utilisé uniquement par les colombophiles même si dans le passé il a d’abord servi de moyen de communication et d’information aux armées.

    Mais, un jour, une pigeonne est venue se poser dans notre jardin, interrompant ainsi son trajet de retour d’Espagne en Allemagne où était son propriétaire. Il fallait lui faire une petite place, et elle le méritait, ici parmi ses congénères sauvages.

    C’est une race d'oiseau de l'espèce du pigeon biset (Columba livia) spécialement sélectionné de nos jours pour effectuer des concours au sein d'associations colombophiles. Un pigeon voyageur ne sait faire qu'une chose : retourner vers son pigeonnier.

     

     

                                   Pigeon Voyageur                       Pigeon Voyageur                       Pigeon Voyageur                        

     

    Après avoir été trouvée derrière la maison, la Grande Voyageuse se laisse prendre sans peur, car un pigeon voyageur est habitué à être manipulé

     

     

                                                                               Pigeon Voyageur                                    Pigeon Voyageur                            

     

    Les bagues sont recouvertes par des « contre bagues » en élastique jaune.

    En les relevant on peut voir :

     - sur la patte gauche les cordonnées du propriétaire inscrites sur la bague électronique (photo de gauche)

    - l’identification du pigeon qui se trouve sur la bague de la patte droite (photo de droite)

     

     

                                   Pigeon Voyageur                       Pigeon Voyageur                       Pigeon Voyageur

     

    "Logements" trouvés en urgence pour la protéger d'éventuels prédateurs pendant la nuit :

    Photo de gauche, une corbeille en osier destinée à la déchetterie...

    Photos du centre et de droite, une corbeille à linge inutilisée

     

     

     

    Histoire d’une rencontre :

     

    Par une belle journée de l’été 2008, un visiteur étonnant s’est posé derrière la maison, dans notre jardin.

     

    Nous avons vite compris en le regardant que ce n’était pas un pigeon commun et les bagues à ses pattes confirmaient que c’était un pigeon voyageur. Pensant qu’il faisait une petite halte avant de reprendre son vol vers sa destination, nous avons mis à sa disposition eau et grains pour l’aider à récupérer.

    Le soir tombant, comme il ne repartait pas, nous avons décidé de le mettre à l’abri d’éventuels prédateurs pour la nuit.

    Oui mais voilà, que lui trouver comme abri ? Pas de cage chez nous, alors comment faire ? Par chance, une vieille corbeille en osier en partance pour la déchetterie s’est retrouvée promue au rang d’abri de fortune, une grosse pierre posée dessus pour dissuader les curieux.

    Le lendemain, nous avons trouvé un « logement » un peu moins sommaire avec une corbeille à linge inutilisée ! Notre invité surnommé « Charles » (à cause de Lindbergh), serait un peu moins à l’étroit pendant son séjour chez nous.

     

    Voulant que « Charles » retrouve son propriétaire et son pigeonnier, nous avons contacté un site de colombophilie via Internet ; nous avons alors appris que les informations sur le pigeon, n° d’identification indiquant le pays d’origine, date de naissance et coordonnées du propriétaire, sont inscrites sur les bagues.

    Comme on peut le voir sur les photos, les bagues sont recouvertes par des « contre bagues » en élastique jaune qui, relevées, laissent apparaître ces informations.

    Ces contre bagues sont posées par les organisateurs pendant le trajet vers le lieu du lâcher, pour éviter les fraudes à l’arrivée.

     

    Comme nous n’arrivions pas à joindre le propriétaire, nous avons contacté à nouveau le site colombophile qui nous a indiqué les coordonnées d’une personne dans notre région pouvant héberger notre invité dans de meilleures conditions en attendant qu'il reparte chez lui.

    Contact fût pris et ce colombophile est venu chez nous et nous a appris que « Charles » était en fait une jolie Fraulein Allemande ! Qu’elle venait de participer à un concours international et que, prise sans doute dans un orage et recrue de fatigue, ou poursuivie par un rapace, elle s’était arrêtée chez nous ; cette demoiselle est une sportive de haut niveau qui  participe à des concours de fond (de 500 kms à 1000 kms) !

    « Charles » a donc été rebaptisé « Lili Marlène » nom plus en accord avec ses origines !

     

    « Lili Marlène » est partie le 18 juillet vers un pigeonnier du Gers où, bien que son état ait été trouvé parfait, elle pourrait se reposer en compagnie de congénères avant de regagner sa maison en Allemagne.

     

    Nous regrettons seulement de ne pas avoir eu de nouvelles de notre petite visiteuse comme cela avait été convenu avec la personne à qui nous l'avons confiée.

     

    Quelques renseignements utiles si un pigeon voyageur, fatigué ou perdu, décide de faire escale chez vous :

     

    Consulter le site de la Fédération Colombophile Française, rubrique « Pigeons perdus » que faire ?

    http://www.colombophiliefr.com/